SUR VOS SERVICES DE VIDÉO À LA DEMANDE

EN VIDÉO À LA DEMANDE
x
SUR VOS SERVICES DE VIDÉO À LA DEMANDE

EN VIDÉO À LA DEMANDE

Devereaux est un homme puissant.
Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars.
Un homme qui contrôle la destinée économique des nations.
Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel.
Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même.
Un homme terrifié.
Un homme perdu.

Regardez-le tomber.

SUR VOS SERVICES DE VIDÉO À LA DEMANDE

EN VIDÉO À LA DEMANDE
SUR VOS SERVICES DE VIDÉO À LA DEMANDE

EN VIDÉO À LA DEMANDE
SUR VOS SERVICES DE VIDÉO À LA DEMANDE

EN VIDÉO À LA DEMANDE
Entretien avec le réalisateur Abel Ferrara

Vous avez dit que Gérard Depardieu était l'homme le plus puissant de France. Pourquoi ?

Son talent, mec, son esprit. Son sens de la liberté. Il est devenu bien plus qu'un acteur. Depardieu n'est plus simplement français, il est aimé partout car il possède quelque chose qui provoque une empathie, tu sens qu'il te représente. Et ce n'est pas simplement son côté outsider. Je ne sais pas si on peut appeler ça le « charisme » ou si c'est autre chose.

Vous l'avez rencontré pour la première fois pour le film WELCOME TO NEW YORK ? Comment ça s'est passé ?

Il connaissait certains de mes films, qu'il aimait. Et moi évidement, je le respectais énormément. Je ne sais plus si je lui ai envoyé un scénario, pour commencer. On a plutôt discuté, le scénario est secondaire. Il a parfaitement compris ce qu'on voulait faire, le principal c'était notre collaboration.

Depardieu a-t-il apporté des idées pour le personnage de Devereaux ?

Pour Depardieu, l'idée du personnage réel n'était pas si importante. Les recherches sur ce fait divers, l'enquête sur le personnage, c'est davantage mon travail. Lui, il est sur un autre registre, dans une autre dimension. Il le comprend mieux que quiconque. Il a vécu la vie du mec, lui ! Il a baisé les putes, il connaît ce putain de monde. Il pourrait être cet homme, il a été cet homme pour 12 minutes. On a fait un film sur l'acteur, pas sur le personnage. Il y a une frontière très ténue entre l'acteur et le personnage. J'ai fait un film, pas un documentaire sur un fait divers. Je n'ai pas mené une enquête policière. Mes recherches étaient juste une base pour le film, qui est une fiction. On avait l'acteur, on avait l'écrivain, on avait le cinéaste, et chacun est une partie de ce voyage.

Les scènes de sexe sont particulièrement troublantes. Qu'est-ce que vous lui avez demandé de faire ?

On n'a pas fait de répétitions pour ces scènes. Les nanas le kiffaient. Elles le kiffaient juste parce qu'il était là. Ce qu'on voit dans le film entre les filles et lui, c'est vraiment ce qu'il s'est passé. Ce mec a une sacrée expérience. Il a été en taule. Il y a des gens qui sont morts pour lui. Il a vécu une putain de vie, mec. Tu sens ce pouvoir quand il est là. Tout ce que ces scènes dégagent, la sexualité, la force du moment, sa force aphrodisiaque… ça c'est lui. Je ne crois pas que les filles jouent dans le film, elles étaient vraiment dans le truc. Je le sais parce que j'en ai parlé avec elles. Elles le connaissaient et mouraient d'envie de faire ces scènes avec lui. Quelle est la différence entre une prostituée et un acteur ?

Entretien avec Gérard Depardieu

Abel Ferrara a déclaré que WELCOME TO NEW YORK n'aurait pas pu se faire sans vous. Pourquoi ?

Je pense qu'il aurait très bien pu le faire sans moi ! Peut-être parce que j'en ai plus rien à foutre du cinéma ? Enfin, non, ce n'est pas ça. Avec moi, c'était plus simple parce que c'est du rapide. Je ne pose pas de questions. J'y vais direct. Je suis presque une porno star ! (rires). J'ai maintenant envie de tourner vite, surtout sur des sujets comme ceux-ci. Des faits divers que tout le monde a lu et où chacun a, a priori, une idée sur la question. Peu importe les gens qui défraient la chronique, ceux qui sont impliqués dans l'affaire. Je trouve que le fait divers en lui-même est suffisamment intéressant pour montrer l'abus de pouvoir, l'argent, le cul. Tout ça est mêlé.

Dans ses films, Abel Ferrara explore les côtés obscurs de l'âme humaine. C'est ce qui vous intéresse dans son cinéma en général et dans WELCOME TO NEW YORK en particulier ?

Non, ce que j'aime chez Abel, c'est qu'il va au bout des choses. Il sait très bien ce qu'il veut. Il a la chance d'avoir une très bonne équipe avec laquelle il a eu de multiples expériences vécues dans des états divers… Il est sorti de tout ça, et ce qui en est resté c'est un matériau extrêmement créatif, toujours intéressant. Je suis comme lui.

N'êtes-vous pas finalement tous deux, Ferrara et vous, les enfants terribles du cinéma ?

Mais il n'y a pas d'enfant terrible ! C'est le cinéma qui n'est pas assez terrible ! Ils sont trop sérieux dans le cinéma. Et pourquoi faire ? Pour faire des merdes ! A part Monsieur Pialat qui avait l'âme sensible d'un peintre, ou Monsieur Renoir. Et aussi Kurosawa qui avait au moins du panache, ou encore Rappeneau qui a du rythme et un côté musicien. Ferrara, lui, a besoin d'aller dans les affres de tous ses tourments, un peu comme Van Gogh.

De quelle manière le réalisateur de Bad Lieutenant vous a-t-il dirigé ?

Il n'y a pas de direction. On s'est reniflés ! La direction d'acteurs, c'est bon pour les acteurs. Pour des gens comme moi, ça n'existe pas. Bien que j'aime beaucoup les acteurs. Même quand j'ai débuté j'étais spectateur de mes partenaires. Fasciné de voir en chair et en os, les Ventura, Delon, Belmondo. J'ai appris mon métier avec Gabin, avec Michel Simon en faisant la tournée des bordels, en buvant et en mangeant avec eux.

Entretien avec Jacqueline Bisset

Qu'est-ce qui vous a intéressé dans WELCOME TO NEW YORK d'Abel Ferrara?

JACQUELINE BISSET : J'ai été fascinée par le personnage féminin autant que par la situation très universelle dans laquelle il est plongé. Simone est une femme qui a passé sa vie aux côtés d'un mari infidèle… Avant de donner mon accord, j'ai rencontré Abel Ferrara. On a beaucoup parlé et sympathisé. Il a ce genre de qualité "brute" que j'apprécie. Le script était bon, il y avait toute une gamme d'émotions à jouer et je voulais travailler avec Gérard Depardieu. Alors, je n'ai pas hésité une seconde ! Tout s'est fait naturellement. WELCOME TO NEW YORK m'a surtout donné l'occasion d'explorer un univers particulier, pas seulement en tant qu'actrice mais aussi en tant que femme. Pour moi, sonder l'âme humaine, c'est bien plus passionnant que n'importe lequel des passe-temps !

Dans le panthéon des réalisateurs qui vous ont dirigée – Cukor, Huston, Truffaut, Yates, Lumet, Comencini, de Broca, Chabrol… - Abel Ferrara tient-t-il un place à part ?

Je ne connaissais de lui que deux de ses films, Bad Lieutenant et 4h44 Dernier jour sur terre. J'ai découvert sur le plateau sa manière particulière de fonctionner. Son travail est basé sur l'improvisation parce qu'il veut capter des scènes très réalistes, aussi vraies que dans la vie. Il ne masque pas ses opinions et ses sentiments. Il peut avoir des manières très abruptes, se montrer très impatient et par ailleurs être un homme doux et poétique. Abel est fait d'un drôle de mélange. En tout cas, ce n'est pas un réalisateur silencieux, il est très bruyant, du genre explosif ! Lorsque les réalisateurs ont du caractère et que cela sert le film et l'histoire, je les suis aveuglément, sans broncher. Cela a été le cas avec Abel qui sait ce qu'il veut et qui a par ailleurs, mené, je crois, une existence plutôt extrême…

Vous avez donné la réplique aux plus grands, Steve McQueen, Frank Sinatra, Dean Martin, Marcello Mastroianni, Jean-Paul Belmondo, Jean-Louis Trintignant… Mais il manquait à votre palmarès Gérard Depardieu. Le connaissiez vous avant de jouer à ses côtés ?

Je l'ai rencontré pour la première fois en 1989 alors que j'allais rendre visite à un ami sur le tournage de Cyrano de Bergerac. Dès qu'il a su que j'avais donné mon accord pour WELCOME TO NEW YORK, il m'a appelée. Il a été d'une grande gentillesse. Au bout de trois minutes de conversation, je lui ai dit : « Ok, je vois le tableau, on est mariés » (rires).

Au delà du fait divers dont s'inspire le film, que dit de notre époque cette affaire judiciaire, sexuelle et politique ?

D'une certaine manière il n'y a rien de nouveau. Ce genre d'affaire existe depuis la nuit des temps. Mais quand vous ajoutez la politique à cette histoire très humaine, cela devient scandaleux. L'attitude de la France, en ce qui concerne le sexe et la politique, est différente de la culture américaine. Nous n'avons pas le même point de vue. Et pourtant curieusement entre le puritanisme de l'Amérique –nation qui peut-être par ailleurs si violente et hors de contrôle sous bien des aspects, et la France, pays si libre à bien des égards, n'y a-t-il pas malgré tout en commun, un esprit conservateur qui rend « ces choses- là » inacceptables ? Le personnage interprété par Gérard est incontrôlable dans le domaine du sexe. Je pense que ce qui a intéressé Abel dans WELCOME TO NEW YORK, c'est le sujet de l'addiction, de la dépendance, bien plus que l'histoire de ces gens-là.

VOUS SAVEZ QUI JE SUIS ?

DISPONIBLE
EN VIDÉO À LA DEMANDE
VIDÉOS


IMAGES
L'HISTOIRE
Devereaux est un homme puissant.
Un homme qui manipule au quotidien des milliards de dollars.
Un homme qui contrôle la destinée économique des nations.
Un homme gouverné par un irrépressible et vorace appétit sexuel.
Un homme qui rêve de sauver le monde et qui ne peut se sauver lui-même.
Un homme terrifié.
Un homme perdu.

Regardez-le tomber.
CLIQUEZ SUR LA PLATEFORME DE VOTRE CHOIX POUR VOIR LE FILM :